Le Gemological Institute of America (GIA) modifie officiellement la terminologie employée pour les diamants créés en laboratoire, remplaçant « synthétique » par « créé en laboratoire » dans ses rapports d’analyse depuis le 1er juillet 2019. Cette décision, saluée par certains acteurs, vise à mieux distinguer ces pierres des diamants naturels et à clarifier l’information fournie aux consommateurs. Cette évolution reflète une transformation profonde du marché et de la communication autour des diamants de laboratoire.
À retenir
- Le GIA remplace dans ses rapports le terme « synthétique » par « créé en laboratoire » (« laboratory-grown diamond ») depuis juillet 2019.
- Les descriptifs des diamants de laboratoire sont alignés sur ceux des diamants naturels (couleur, pureté, etc.) avec mention du mode de croissance (CVD ou HPHT).
- Chaque diamant de laboratoire contrôlé par le GIA porte une inscription laser « laboratory-grown » accompagnée du numéro de rapport.
- L’industrie salue la transparence accrue, mais certains redoutent une confusion pour le consommateur entre diamants naturels et de laboratoire.
- L’objectif principal est d’assurer la confiance et la clarté dans l’identification et la commercialisation des diamants.
Diamants de laboratoire : nouvelles dénominations GIA et évolutions des rapports d’analyse
Depuis le 1er juillet 2019, le Gemological Institute of America (GIA) adopte une nouvelle terminologie pour les diamants créés en laboratoire. Désormais, les rapports du GIA emploient l’expression « laboratory-grown diamond » (diamant créé en laboratoire) à la place du terme « synthétique », auparavant utilisé.
Faits principaux : une terminologie et un rapport distincts pour les diamants de laboratoire
Les rapports remis par le GIA font clairement figurer la mention « LABORATORY-GROWN DIAMOND ».
Le rapport contient :
- Une déclaration précisant que le diamant a été créé par l’homme et non issu d’une extraction minière.
- Les mêmes échelles de couleur et de pureté (D-Z et IF-I3) que pour les diamants naturels.
- La mention du procédé de fabrication (CVD ou HPHT), si identifiable.
- L’indication de tout traitement post-croissance éventuel.
Le GIA propose un format de rapport spécifique appelé « Laboratory-Grown Diamond Report ». Ce rapport se distingue des certificats traditionnels destinés aux diamants naturels. Par ailleurs, chaque diamant de laboratoire certifié reçoit une inscription laser sur le rondiste portant la mention « laboratory-grown » et le numéro de rapport.
Processus de certification : méthodologie du GIA
Le GIA continue d’employer la terminologie technique recommandée par les instances internationales comme la Federal Trade Commission (FTC). Néanmoins, considérant la perception négative du terme « synthétique » chez certains consommateurs, le laboratoire opte pour une terminologie neutre et descriptive afin d’éviter toute confusion potentielle sur le marché.
Le processus de certification ne change pas quant à la rigueur et à l’évaluation des critères essentiels : couleur, pureté, poids, caractéristiques de croissance (CVD/HPHT) et éventuels traitements de la pierre.

Présentation différenciée des diamants naturels et de laboratoire
Les échelles de notation restent identiques, mais la présentation et les intitulés divergent afin de bien distinguer, sur le plan documentaire et commercial, l’origine de chaque pierre. L’information sur le mode de croissance assure la transparence attendue dans l’industrie.
Marché, acteurs et réactions : quelles conséquences pour la bijouterie et l’horlogerie ?
Ce changement de terminologie provoque des réactions diverses dans l’industrie de la bijouterie, de la joaillerie et de l’horlogerie.
Réactions positives : une clarification pour le consommateur
Plusieurs professionnels saluent l’initiative du GIA. Selon eux, le terme « créé en laboratoire » correspond mieux à la réalité scientifique des diamants de laboratoire, physiquement identiques aux diamants naturels. Cela offre une transparence accrue et participe à la reconnaissance de ces pierres comme une catégorie distincte sur le marché.
Inquiétudes : risque de confusion et intégrité du marché
À l’inverse, des représentants du secteur, comme la Diamond Producers Association (DPA), s’inquiètent de l’abandon du mot « synthétique » qui, selon eux, éviterait toute ambiguïté avec les pierres naturelles. La DPA plaide pour que la distinction reste facilement compréhensible pour tous, afin de garantir la confiance des consommateurs.
Des experts tels que Martin Rapaport soulignent la nécessité d’une communication honnête et non trompeuse pour préserver l’intégrité du marché du diamant, naturel comme de laboratoire. Pour eux, la pédagogie et la clarté restent centrales.
Enjeux concrets pour les professionnels de l’industrie
La modification de la terminologie impose aux bijoutiers et horlogers de bien informer leur clientèle et de maîtriser la nouvelle nomenclature. Les professionnels doivent expliquer avec précision les différences et similitudes entre diamants naturels et créés en laboratoire, en insistant sur l’origine, la méthode de fabrication, et la qualité.

Contexte historique et implications pour le secteur de la joaillerie
Historiquement, le terme « synthétique » s’appliquait aux diamants créés en laboratoire, conformément aux usages de laboratoires et d’autorités internationales. Toutefois, la popularisation croissante des diamants de laboratoire dans le secteur de la joaillerie et le développement du marché incitent à repenser la présentation qui leur est destinée.
Chronologie des étapes principales
| Période | Événement |
|---|---|
| Avant juillet 2019 | Utilisation systématique du terme « synthétique » pour les diamants créés en laboratoire dans les rapports GIA. |
| Mai 2019 | Annonce officielle du changement de terminologie par le GIA. |
| 1er juillet 2019 | Mise en place effective de la nouvelle terminologie et du « Laboratory-Grown Diamond Report ». |
| Septembre 2019 | Analyse et réactions du secteur dans des publications professionnelles. |
Perspectives pour la bijouterie et l’éducation des consommateurs
L’enjeu majeur reste la pédagogie auprès du public. La distinction entre les deux catégories de diamants doit être pleinement comprise, tout en soulignant l’identité chimique et physique des pierres.
Une meilleure compréhension favorisera une intégration harmonieuse des diamants de laboratoire dans l’offre créative des bijoutiers et horlogers, tout en maintenant un haut niveau de confiance chez les clients.
Le GIA poursuit ses efforts de recherche et d’innovation pour accompagner l’évolution du marché et garantir l’identification de toutes les pierres.











