Le salon Watches and Wonders Geneva 2026 a ouvert ses portes du 14 au 20 avril, transformant la capitale horlogère en un tableau vivant de style et d’innovation. Palexpo, situé à deux pas de l’aéroport, a accueilli plus de 55 000 visiteurs, dont 6 000 détaillants et 1 600 journalistes internationaux, tandis que le programme In The City a animé le centre‑ville avec le Village Horloger au Pont de la Machine. Le retour d’Audemars Piguet après sept ans d’absence a marqué le point d’orgue d’une édition où tradition et futur se côtoient sous un même toit.
À retenir
- 14‑20 avril 2026 : dates du salon à Palexpo.
- 55 000 visiteurs attendus, 6 000 détaillants, 1 600 journalistes.
- Retour d’Audemars Piguet après 7 ans d’absence.
- 13 projets technologiques présentés dans le LAB.
- Collaboration avec le Montreux Jazz Festival et l’exposition « Wake Up! ».
Cette édition, centrée sur le style contemporain, met en avant l’alliance du patrimoine horloger et de la technologie immersive, pensée à la fois pour les professionnels et pour les passionnés en quête d’une expérience sensorielle précise.
Le salon se transforme en scène de style
L’édition 2026 a conçu chaque espace comme une vitrine de design, où chaque montre devient un objet d’art à part entière. Le parcours met en scène les pièces phares des marques, dans des décors travaillés qui accentuent les contrastes entre formes traditionnelles et approches contemporaines.

Un programme In The City au cœur de Genève
Le Village Horloger, installé au Pont de la Machine, a offert aux visiteurs un parcours urbain mêlant métiers d’art, démonstrations et animations nocturnes. Les maisons y ont multiplié les formats, des rencontres avec les artisans aux installations scénographiées.
« Le village a créé une passerelle entre les boutiques et la ville, rendant la découverte plus fluide »
Matthieu Humair, organisateur du programme
Le Carré des Horlogers, un nouvel espace de visibilité
Le Carré des Horlogers a vu son nombre d’exposants passer de 16 à 23, offrant davantage de place aux petites manufactures. Cette extension a permis à des marques comme Behrens et B.R.M Chronographes de présenter leurs pièces dans un cadre plus lisible, avec une mise en scène soignée et un flux de visiteurs mieux réparti.
Les marques réaffirment le prestige du savoir‑faire
Les exposants ont utilisé le salon comme une scène pour affirmer leurs références en matière de haute horlogerie, entre complications majeures, finitions manuelles et séries limitées dévoilées en avant‑première.
Le retour d’Audemars Piguet, un symbole de continuité
Après sept ans d’absence, Audemars Piguet a réapparu dans le Carré des Horlogers, avec une collection inspirée de la manufacture du Brassus. La maison a mis l’accent sur ses lignes emblématiques, tout en introduisant quelques évolutions techniques discrètes mais attendues.
« C’est un moment historique pour la marque et pour le public qui attendait ce retour avec impatience »
Ilaria Resta, rédactrice spécialisée horlogerie
Nouveaux entrants et retrait de grands noms
Six nouvelles marques, dont L’Epée 1839 et Corum, ont rejoint le salon, tandis que Montblanc, Bell & Ross et Speake‑Marin ont choisi de ne pas renouveler leur participation. Cette évolution traduit une reconfiguration du marché, où l’innovation produit et la clarté du positionnement prennent le pas sur la simple présence institutionnelle.
Innovation et immersion : au-delà du simple affichage
Le LAB a placé la technologie au centre du dispositif, avec des expériences interactives qui détaillent concrètement les apports des nouveaux matériaux et des outils numériques pour la production horlogère.

Le LAB, laboratoire de la technologie horlogère
Treize projets, dont une plateforme 3D de configuration et l’impression 3D de carbone, ont été présentés au public. Le LAB a également ouvert une sélection en ligne avant le salon, permettant aux visiteurs de repérer les prototypes à distance puis de les tester sur place.
Ateliers et conférences pour engager le public
L’auditorium a accueilli des conférences sur les Complications Extrêmes, tandis que des ateliers dédiés aux moins de 16 ans proposaient l’assemblage de montres en bois et des démonstrations d’émaillage et de gravure. Le COSC a introduit une nouvelle certification « full‑watch », qui teste le magnétisme et la réserve de marche en conditions réelles afin de rapprocher encore un peu plus les normes du port quotidien.
Le coût de l’innovation : un obstacle pour les amateurs ?
Certains critiques ont relevé que le prix des nouvelles technologies, notamment les pièces imprimées en carbone, reste élevé pour une large clientèle. Les marques avancent l’investissement en recherche et développement pour justifier ces tarifs, mais la question de l’accessibilité demeure.
« Le prix des montres dotées de ces innovations reste largement supérieur à la moyenne du marché »
Jean‑Claude Dupont, analyste du secteur horloger
Watches and Wonders Geneva 2026 confirme que le style et la technologie peuvent coexister sans s’affadir, proposant aux passionnés une expérience dense et variée, à la fois visuelle et technique. Les prochains jours, du 18 au 20 avril, seront dédiés au grand public, qui pourra découvrir de près l’alliance du luxe et de l’innovation au cœur de Genève.











