Depuis 40 ans, Kazumi Arikawa, collectionneur et marchand de bijoux basé à Tokyo, a constitué l’une des plus impressionnantes collections privées de bijoux historiques au monde. Ce passionné a débuté sa collection en 1982, après une révélation au Victoria & Albert Museum de Londres, où il a découvert le bijou comme un véritable art. Aujourd’hui, son Albion Art Collection compte 500 pièces uniques, couvrant des époques allant de l’Antiquité au milieu du XXe siècle, et provenant de civilisations variées. Ces bijoux seront pour la première fois dévoilés dans un ouvrage, « Divins Joyaux
À la recherche de la beauté », publié le 3 octobre par Flammarion.


La quête de beauté d’Arikawa : de la collection à l’art sacré
Parmi les chefs-d’œuvre de la collection d’Arikawa figurent des pièces exceptionnelles : des boucles d’oreilles hellénistiques en or, des pendentifs de la Renaissance, les émeraudes de Catherine la Grande, et des créations emblématiques signées Cartier, René Lalique et Castellani. Il considère ces bijoux comme des « expressions de beauté concentrée », et explique que chaque pièce semble presque être venue à lui par une sorte d’attraction mystique. Arikawa, qui ne fait ses choix que par instinct, affirme que chaque bijou doit faire vibrer son cœur pour trouver sa place dans la collection.


Une vision spirituelle et artistique des bijoux
Bouddhiste pratiquant, Arikawa voit dans les pierres précieuses la structure sacrée de la nature et la pureté de l’esprit humain. Dans son salon tokyoïte aux murs de pierre, il accueille ses visiteurs dans une ambiance empreinte de recueillement, avec chants grégoriens en fond sonore. Il introduit ses trésors par une cérémonie de thé traditionnelle japonaise, les accompagnant d’histoires et de réflexions sur la spiritualité et la beauté des gemmes, qu’il décrit comme « la cristallisation de l’esprit humain ».


Le livre « Divins Joyaux » : une célébration des joyaux du monde
« Divins Joyaux, À la recherche de la beauté », publié chez Flammarion au prix de 95€, est le fruit de cinq années de travail entre Arikawa et la spécialiste de l’histoire des bijoux, Diana Scarisbrick. Ce livre met en lumière 250 pièces majeures de la collection d’Albion Art, ainsi que d’autres trésors ayant transité par les mains d’Arikawa, comme certaines tiares qui ont rejoint les collections du Qatar. Le collectionneur, aujourd’hui âgé de 72 ans, voit cette publication comme une réalisation de son rêve : établir une véritable culture du bijou au Japon et inspirer un nouveau regard sur l’art de la joaillerie.





