La maison Tiffany & Co. a dévoilé en octobre 2025 une collection qui ressuscite l’icône intemporelle « Bird on a Rock », créée par Jean Schlumberger en 1965. Dirigée par Nathalie Verdeille, directrice artistique en chef de la joaillerie et haute joaillerie, cette réinterprétation marque la première en soixante ans et introduit pour la première fois des pièces en joaillerie fine. À travers des motifs d’ailes sculpturaux et des gemmes rares comme le tanzanite et le turquoise, elle célèbre l’optimisme et la liberté, invitant les rêveurs à prendre leur envol.
À retenir
- Le motif original « Bird on a Rock » date de 1965, conçu par Jean Schlumberger pour Bunny Mellon.
- La collection comprend 27 pièces, de la joaillerie fine à la haute joaillerie, avec des prix de 6 020 € à 339 700 €.
- Deux suites phares : une en tanzanite (introduit par Tiffany & Co. en 1968) et une en turquoise, hommage à Schlumberger.
- Motif central : l’aile, stylisée pour symboliser la liberté et l’individualité.
- Disponible depuis le 2 septembre 2025 dans les boutiques Tiffany & Co. sélectionnées.
- Campagne avec Zhang Ziyi et Abby Champion, photographiée par Carlijn Jacobs.
Dans un marché de la joaillerie où l’héritage des maîtres dialogue avec les aspirations contemporaines, cette collection « Bird on a Rock by Tiffany » arrive à point nommé. Elle réconcilie le prestige de la haute joaillerie avec une accessibilité inédite via la joaillerie fine, rendant l’icône de Schlumberger disponible à un public plus large de connaisseurs avertis. Pour les amateurs de style esthétique et intemporel, elle incarne un désir de liberté personnelle, au-delà des contraintes traditionnelles du luxe. Lancée il y a à peine un mois, elle suscite déjà un intérêt mondial, des boutiques new-yorkaises aux événements en Asie, soulignant l’actualité d’un optimisme post-pandémique qui élève le quotidien en art.
L’héritage réinventé par une vision contemporaine
La collection puise dans l’essence poétique de Jean Schlumberger, transformée par Nathalie Verdeille en un manifeste pour les rêveurs d’aujourd’hui.
L’icône originale et son créateur
En 1965, Jean Schlumberger dessina la broche « Bird on a Rock », un oiseau en diamants jaunes et blancs perché sur un cabochon de lapis-lazuli. Inspiré par des volatiles rares observés en Asie et aux Caraïbes, il l’offrit à son amie Bunny Mellon, philanthrope et passionnée de jardins. Cette pièce devint une signature de Tiffany & Co., capturant une tension délicate entre ancrage et envol.
Soixante ans plus tard, Nathalie Verdeille reprend ce fil. Elle étudie les oiseaux à la manière de son prédécesseur, analysant posture, plumage et structure des ailes. Le résultat : une collection qui honore l’héritage tout en l’adaptant aux sensibilités actuelles, où l’esthétique rencontre le symbolisme personnel.

La vision de Nathalie Verdeille et le message de liberté
Verdeille dirige la joaillerie et haute joaillerie chez Tiffany & Co. depuis peu, apportant une fraîcheur française à la maison américaine. Pour cette réinterprétation, elle cible un optimisme ascendant et le potentiel de l’amour illimité.
« Nous avons étudié les oiseaux comme Jean Schlumberger l’a fait pour les créations de haute joaillerie », explique Nathalie Verdeille.
La collection invite à briser les limites, comme un oiseau prenant son envol. Ce positionnement cible les individus en quête d’identification, où chaque pièce devient un talisman de possibilité.
Des enjeux pour les rêveurs modernes
Dans un monde où le style personnel définit l’identité, cette collection transcende le bijou pour devenir un récit. Elle parle aux rêveurs qui, comme Schlumberger lors de ses voyages, cherchent l’inspiration au-delà des conventions. L’enjeu réside dans sa capacité à démocratiser l’icône, rendant l’héritage accessible sans diluer son prestige.
Les pièces phares et leur artisanat raffiné
De la joaillerie fine aux suites de haute joaillerie, la collection déploie 27 pièces qui explorent le motif de l’aile avec une précision sculpturale.

L’introduction de la joaillerie fine
Pour la première fois, « Bird on a Rock » s’étend à la joaillerie fine sous le nom « Bird on a Rock by Tiffany Wings ». Ces pièces distillent le motif en formes abstraites, élégantes et asymétriques, inspirées de la texture du plumage.
Des oiseaux figuratifs en solo ou en paires côtoient des abstractions texturées. Les designs stackables, avec bords festonnés, s’emboîtent comme des plumes. Une paire de boucles d’oreilles convertibles offre quatre looks : pendantes ou clous, en platine et or jaune 18 carats pavés de diamants.
Les suites de haute joaillerie avec gemmes héritées
La suite tanzanite rend hommage à la pierre introduite par Tiffany & Co. en 1968. Elle inclut un collier, un bracelet et des boucles d’oreilles, avec plus de 10 carats de tanzanite et des rubis pour les yeux de l’oiseau. Une paire de boucles est estimée à 129 000 €.

La suite turquoise célèbre l’usage fréquent de cette gemme par Schlumberger. Le collier lariat central, avec un oiseau en diamants agrippant des brins cabochons, culmine en une goutte de 16 carats. Ce pièce maîtresse, en or et diamants, atteint 279 500 €, accompagnée d’un pendentif, d’une broche et d’une bague.
Techniques et matériaux au cœur du design
Le motif de l’aile domine : gracieux et symbolique, il évoque la tension du plumage. En haute joaillerie, les formes sont dynamiques, comme prêtes à s’envoler. Les sertissages cachés font flotter les diamants, tandis que le texturage complexe signature de Tiffany ajoute de la profondeur.
Matériaux : diamants, tanzanite, turquoise cabochon, platine et or jaune 18 carats. Ces choix renforcent l’asymétrie naturelle, rendant chaque pièce unique. L’artisanat, alliant traditions et innovations, assure une durabilité pour les générations futures.
Le lancement mondial et les premiers échos
La campagne et les événements soulignent l’ampleur globale de cette renaissance, malgré les défis d’un marché saturé.
Égéries et esthétique de la campagne
Le lancement s’appuie sur une campagne onirique, capturant libération et possibilité. Zhang Ziyi, ambassadrice de la maison, et Abby Champion, mannequin, incarnent cette liberté. Photographe Carlijn Jacobs traduit l’esprit ailé en images évocatrices.
« Pour la joaillerie fine, nous avons examiné cet oiseau sous un autre angle, le distillant jusqu’à son essence – l’aile », note Verdeille.
Cette approche visuelle renforce le désir esthétique, invitant à l’identification personnelle.

Lieux du déploiement et réactions initiales
Disponible depuis le 2 septembre 2025 dans des boutiques sélectionnées, la collection a été dévoilée par communiqué le 2 octobre. Un événement à Bangkok, mi-août 2025, a célébré l’icône en Thaïlande, écho aux inspirations asiatiques de Schlumberger.
Les réactions saluent l’équilibre entre fidélité et innovation. Cependant, certains observateurs notent que les prix élevés de la haute joaillerie limitent l’accès, bien que la joaillerie fine, à partir de 6 020 €, ouvre la porte à un public plus large. Cette objection, traitée avec réalisme, n’entame pas l’enthousiasme pour un style qui élève le quotidien.
En fin de compte, « Bird on a Rock » plane à nouveau, rappelant que le vrai luxe réside dans l’audace de rêver.











