Tiffany & Co. a dévoilé l’expression d’automne de sa collection haute joaillerie Blue Book 2025: Sea of Wonder, marquant le second chapitre d’un voyage océanique onirique. Près de 40 créations inédites ont été présentées lors d’un gala privé à Milan le 18 septembre 2025, complétant les dix chapitres thématiques lancés au printemps. Cette vitrine annuelle réaffirme le savoir-faire de la maison fondée en 1837, en réinterprétant l’héritage marin de Jean Schlumberger avec une esthétique surréaliste.
À retenir
- L’expression d’automne de Blue Book 2025 complète la collection avec 40 pièces inédites inspirées des mystères océaniques.
- Dévoilée le 18 septembre 2025 à Milan, elle suit le lancement printanier d’avril à New York.
- Hommage à Jean Schlumberger, avec des réinterprétations modernes de motifs archivaux marins.
- Six chapitres thématiques : Ancre, Anémone, Flore Océanique, Coquillage, Oursin et Sirène.
- Pièces phares incluent une tourmaline verte de 8,62 carats et une opale noire de plus de 10 carats.
- Introduction d’un garde-temps unique en haute joaillerie dans le chapitre Flore Océanique.
Cette expression d’automne arrive à un moment où la haute joaillerie cherche à fusionner héritage et innovation, capturant l’imaginaire collectif autour des océans comme source d’esthétique intemporelle. Pour les passionnés et collectionneurs, elle offre un plaisir visuel et tactile, transformant des gemmes rares en narrations poétiques qui évoquent le désir d’évasion. Dirigée par Nathalie Verdeille, cette collection positionne Tiffany & Co. comme pionnière, en rendant accessible l’abstrait marin à travers des pièces d’exception qui transcendent le quotidien.
L’expression d’automne : un gala intime à Milan
Le 18 septembre 2025, Tiffany & Co. a choisi Milan pour le lancement officiel de l’expression d’automne de Blue Book 2025: Sea of Wonder. Cette ville, bastion de la mode et du design italien, accueillait un gala privé et intime, point culminant d’une collection initiée au printemps. Le communiqué de presse du 2 octobre a ensuite élargi l’accès à ces créations, confirmant la seconde partie des dix chapitres aquatiques.
Le contexte de la vitrine annuelle
Le Blue Book représente la tradition la plus imaginative de la maison, une scène pour des pièces uniques au sommet du savoir-faire. Fondée en 1837 par Charles Lewis Tiffany, Tiffany & Co. perpétue ici son rôle de référence mondiale en luxe et design innovant. Cette édition 2025 explore les mystères illimités de l’océan, avec un voyage surréal du figuratif à l’abstrait.
Nathalie Verdeille, directrice artistique de la joaillerie et haute joaillerie, pilote cette vision. Elle a déclaré lors du dévoilement :
Nous poursuivons notre exploration de ce monde sous-marin onirique avec l’expression d’automne du Blue Book 2025 : Sea of Wonder.
Nathalie Verdeille, directrice artistique de Tiffany & Co.
Cette collection cible les consommateurs fortunés et passionnés, en magnifiant le processus créatif pour un contenu exclusif.
La célébration et son intention
Le gala de Milan soulignait l’intention de réaffirmer le statut de Tiffany dans la haute joaillerie. Près de 40 créations inédites y étaient exposées, complétant l’histoire océanique démarrée en avril 2025 à New York. L’événement mettait en lumière des motifs archivaux, réinterprétés pour un regard moderne.
Les enjeux incluent le maintien de cette vitrine annuelle comme témoignage d’excellence. La maison engage plus de 3 000 artisans qualifiés pour tailler diamants et fabriquer bijoux dans ses ateliers. Cela positionne Tiffany & Co. face à une concurrence mondiale, en misant sur l’innovation responsable.

Un hommage océanique à l’héritage de Schlumberger
L’expression d’automne puise dans l’océan comme source poétique, réinterprétant les archives de Jean Schlumberger pour une esthétique contemporaine. Ce designer, passionné des mers, a légué des motifs emblématiques devenus légendaires chez Tiffany. La collection transforme ces éléments en un monde éthéré, capturant mouvement et mystère sous-marin.
La direction artistique de Nathalie Verdeille
Nathalie Verdeille décrit cette phase comme une expression poétique de la transformation, où la beauté marine devient chef-d’œuvre moderne. La palette de couleurs évoque l’iridescence sous-marine et les lueurs bioluminescentes. Elle réinvente la flore et faune océaniques en abstractions fluides.
Schlumberger, océanophile notoire, inspire directement ces pièces. Ses créations des années 1930, comme une broche ancre, revivent avec des matériaux actuels. Verdeille vise à insuffler une nouvelle vie à ces visions pionnières, reliant passé et présent.
La collection est un voyage surréel du figuratif à l’abstrait, reflétant la variété inépuisable de la flore et de la faune marines.
Nathalie Verdeille, sur l’inspiration océanique
Thèmes poétiques et vision abstraite
Les six chapitres d’automne – Ancre, Anémone, Flore Océanique, Coquillage, Oursin et Sirène – explorent textures et fantaisie marine. L’Ancre symbolise force et symétrie, réimaginant une broche de 1939 avec rubis, améthyste et saphir rose. Un pendentif y intègre un diamant coussin de plus de 2 carats en platine et or 18 carats.

L’Anémone s’inspire de broches fantaisistes, avec un collier orné de trois rubis non-traités du Mozambique totalisant près de 5 carats. Ces gemmes, sourcées de mines renommées en Afrique, ajoutent authenticité. Le Coquillage célèbre les courbes naturelles via une broche asymétrique centrée sur une tourmaline verte de 8,62 carats, sertie de diamants blancs et jaunes.
Les pièces phares : de l’oursin à la sirène
Le chapitre Oursin, déjà vu au printemps, utilise l’émail paillonné – une technique artisanale du XIXe siècle – pour mimer les textures irisées. Cette méthode laborieuse évoque l’éclat océanique sur des compositions radiales audacieuses. La Sirène, figure mythique, anime une broche en platine et or rose, avec une opale noire de plus de 10 carats à la nageoire.
Des bagues, boucles d’oreilles et colliers assortis étendent ce thème. Le Flore Océanique introduit un garde-temps unique en haute joaillerie : cadran en mère-de-perle, marqueur turquoise à 12 heures, et bracelet diamanté. Cette montre échoit aux motifs floraux, fusionnant horlogerie et joaillerie.

Artisanat et gemmologie : la rareté au cœur du savoir-faire
La collection met en exergue la maîtrise technique de Tiffany & Co., avec des gemmes rares et des matériaux de prestige qui soulignent son engagement éthique. Plus de 3 000 artisans contribuent à ces pièces, taillant diamants et assemblant métaux nobles. Cela reflète l’amour de la maison pour l’inédit, tout en respectant environnement et inclusion.
Rareté des gemmes et carats notables
Les rubis mozambicains non-traités de l’Anémone totalisent près de 5 carats, préservant leur éclat naturel. La bague Ancre arbore un diamant coussin de plus de 5 carats, tandis que la Mermaid intègre son opale noire exceptionnelle. Ces choix gemmologiques capturent l’océan dans sa diversité chromatique.
Comparé au printemps, où un diamant coussin Type IIa de plus de 16,5 carats brillait dans Flore Océanique, l’automne accentue les textures organiques. La tourmaline verte du Coquillage, à 8,62 carats, incarne l’asymétrie marine avec précision.
Maîtrise technique et matériaux de prestige
Platine, or 18 carats et or rose forment la base de ces créations. L’émail paillonné de l’Oursin requiert un savoir-faire ancestral, appliqué pour simuler la lumière sous-marine. Chaque pièce, comme le bracelet Ancre à 1 carat de diamant, démontre une symétrie rigoureuse.
Cette expertise s’étend au garde-temps de Flore Océanique, où la mère-de-perle évoque les abysses. Tiffany & Co. mène ses activités de manière responsable, soutenant l’équité dans la chaîne d’approvisionnement. Ainsi, l’expression d’automne non seulement enchante par son esthétique, mais élève le désir de posséder un fragment d’océan transformé en bijou intemporel.











