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Gros plan sur une main élégante portant des bijoux d’ongle en diamants Mellerio lors d’un défilé de haute couture, sous des lumières de podium.

Mellerio exhume un brevet de 1951 pour des bijoux d’ongle en diamants

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En juillet 2026, la maison Mellerio a fait sensation à la Paris Couture Week en dévoilant une collection inédite de bijoux d’ongle en haute joaillerie. Ce lancement réveille un brevet déposé en 1951, resté sans suite. La plus ancienne joaillerie familiale au monde transforme l’extrémité des doigts en terrain de diamants.


À retenir

  • Brevet de 1951 pour une « garniture décorative pour ongles », resté dans les archives Mellerio pendant 75 ans.
  • Lancement en juillet 2026, lors de la Paris Couture Week.
  • Trois déclinaisons : or blanc et diamants blancs, version diamants noirs, et « Tutti Frutti » en pierres de couleur.
  • À partir de 5 000 € l’unité ; un set complet avoisine 25 700 €.
  • Structure en maille d’or ajourée, cinq tailles pour s’adapter à toutes les morphologies d’ongle.
  • Un positionnement stratégique de Mellerio sur le « nail art » précieux, destiné à une jeune clientèle de collectionneurs.

La manucure est devenue un langage personnel puissant. Mellerio y répond avec bien plus qu’un accessoire : une extension du bijou traditionnel. La maison fondée en 1613 répond à un goût pour la singularité chez une jeune clientèle de collectionneurs. Ce lancement rappelle aussi que la rue de la Paix sait encore bousculer les codes.

Un brevet oublié, une vision intacte

L’idée n’a rien d’une lubie passagère. En 1951, Mellerio déposait déjà un brevet intitulé « garniture décorative pour ongles ». Les croquis d’époque montrent des résilles en palladium serties de diamants, dessinées pour coiffer l’ongle comme un étui précieux. Le marché de l’après-guerre n’était pas prêt ; les modèles ne furent jamais commercialisés.

Documents d’archives Mellerio de 1951 montrant des croquis de garnitures décoratives pour ongles posés sur un bureau, à côté d’un prototype contemporain de bijou d’ongle.
Le brevet de 1951 révèle combien la vision joaillière de Mellerio était en avance sur son temps.

L’avant-gardisme de 1951

Ces pièces dormaient dans les archives familiales, à une époque où l’on imaginait déjà le corps comme un terrain d’expression joaillière plus large. Le choix du palladium, métal léger et discret, montrait déjà un souci de portabilité. Il aura pourtant fallu attendre 75 ans pour que le concept ressurgisse.

La révélation par Laure-Isabelle Mellerio

Laure-Isabelle Mellerio, directrice artistique, a exhumé ces archives pour les réinterpréter en 2026.

« Nous avons gardé la structure en amande du brevet originel, en l’adaptant aux goûts d’aujourd’hui. »
explique la maison à la presse spécialisée

Le palladium a laissé place à l’or blanc 18 carats ou à l’or jaune, plus habituels en haute joaillerie contemporaine.

Le détail des créations

La collection se décline en trois versions distinctes, avec la même architecture : une résille d’or ajourée qui épouse la courbure de l’ongle, laissant celui-ci respirer tout en captant la lumière.

Main féminine portant en gros plan trois bijoux d’ongle Mellerio différents : or blanc et diamants blancs, or blanc et diamants noirs, et version Tutti Frutti en pierres de couleur sur fond de velours sombre.
Les trois déclinaisons de bijoux d’ongle Mellerio jouent sur les contrastes entre diamants blancs, diamants noirs et palette Tutti Frutti.

Trois versions, une même structure

La première version, en or blanc et diamants blancs, va droit au luxe intemporel. La deuxième, avec or blanc et diamants noirs, prend un accent plus graphique, presque rock. Enfin, la plus spectaculaire, baptisée « Tutti Frutti », marie saphirs jaunes, tsavorites vertes, saphirs bleus et rubis rosés dans un feu d’artifice chromatique. Chaque ongle devient une pièce unique, microscopique et éclatante.

Prouesse d’orfèvrerie et confort pensé

Travailler l’or 18 carats en mailles si fines tout en y sertissant des pierres exige une précision d’horloger. Mellerio propose cinq tailles pour s’adapter à la plupart des morphologies, sans inconfort. Le bijou se glisse sur l’ongle et tient par le simple ajustement de la résille. À 5 000 € pièce, ces créations se portent plutôt seules, en accent, ou sur plusieurs doigts. Un ensemble de dix ongles représente un investissement d’environ 25 700 €.

Porter une fortune au bout des doigts

La critique vient tout de suite : un objet de cette valeur, posé à l’extrémité du doigt, reste vulnérable. Un choc, un geste brusque, et l’affaire peut tourner au drame. La maison répond en deux mots : pièce de collection. Ces bijoux d’ongle ne sont pas pensés pour le quotidien, mais pour des moments où la main devient un manifeste. Ils sont aussi assurés comme n’importe quel bijou de haute joaillerie. L’audace a un prix, et ce prix comprend la rareté du geste.

En posant des diamants là où nul ne les attendait, Mellerio brouille la frontière entre parure et expression corporelle. Reste à voir si ce brevet réveillé restera une singularité Mellerio ou s’il inspirera d’autres maisons.

Gros plan sur une main élégante portant des bijoux d’ongle en diamants Mellerio lors d’un défilé de haute couture, sous des lumières de podium.

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