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Richemont affiche une croissance solide grâce à sa joaillerie de luxe

Richemont affiche une croissance solide grâce à sa joaillerie de luxe

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Le groupe suisse Richemont, propriétaire de Cartier, Van Cleef & Arpels et Buccellati, annonce une croissance concentrée sur la joaillerie pour son exercice 2024/2025, clos fin mars. Malgré un contexte complexe en Asie, la maison de luxe progresse, soutenue par le dynamisme de ses ventes au détail et la stratégie d’investissement dans ses marques phares. La nomination de Nicolas Bos à la direction générale et la hausse du dividende marquent un tournant dans la gouvernance du groupe cette année.


À retenir

  • Chiffre d’affaires 2024/2025 : 20,6 milliards d’euros, +3% en réel, +8% à taux constants.
  • Cartier, Van Cleef & Arpels, Buccellati : pôle joaillerie, croissance +12% à taux constants.
  • Progrès régional : Japon (+20%), Europe (+10%), Asie-Pacifique (+4%).
  • Ventes au détail : 69% du total, +11% à taux constants.
  • Nomination : Nicolas Bos devient directeur général dès le 1er juin 2024.

Résultats financiers Richemont 2023/2024 : croissance, marges et dynamique régionale

Richemont clôt son exercice 2024/2025 avec un chiffre d’affaires de 20,6 milliards d’euros, affichant une croissance de 3 % en valeur réelle et de 8 % à taux de change constants. Ce ralentissement, comparé aux exercices précédents, s’explique par une base de comparaison élevée et une conjoncture économique mondiale incertaine. Le bénéfice net consolidé atteint 3,8 milliards d’euros. La marge opérationnelle, indicateur clé d’efficacité commerciale, reste élevée mais se resserre à 23,3 %.

Cette performance révèle une adaptation de Richemont aux nouvelles habitudes d’achat et à la normalisation post-pandémie. La stratégie d’investissement dans la croissance longue des maisons de joaillerie se confirme comme pilier du groupe.

Ventes par pays : l’Asie sous tension, l’Europe et le Japon moteurs

La région Asie-Pacifique reste importante, mais son évolution est contrastée. Si Hong Kong et Macao profitent d’une reprise du tourisme, la Chine continentale marque le pas avec un recul de la demande. Au global, la région progresse de 4 % à taux constants.

Le Japon enregistre une forte croissance de 20 % à taux constants, stimulée par la reprise touristique et la demande intérieure. L’Europe croît de 10 % à taux constants, portée par le dynamisme dans les grandes capitales et le retour de la clientèle internationale. Les Amériques progressent plus lentement, +4 %. Le Moyen-Orient et l’Afrique affichent +7 %.

Les ventes au détail, levier structurel de Richemont

Les ventes en boutique propre, dites « au détail », bondissent de 11 % à taux constants, et représentent désormais 69 % du chiffre d’affaires total de Richemont. Cette mutation structurelle renforce la maîtrise de l’expérience client et améliore les marges par rapport au modèle de distribution en gros, qui recule de 6 % sur la période.

Perspectives d’évolution sur les marchés clés

La direction souligne l’importance de la diversification géographique. Si l’Asie-Pacifique reste clé, le rebond de l’Europe et la vigueur du Japon offrent des relais de croissance. Les incertitudes géopolitiques et inflationnistes rendent la visibilité limitée, mais Richemont affirme sa confiance dans son modèle fondé sur la désirabilité de ses marques.

Joaillerie et horlogerie : stratégies, performances, nouveaux équilibres

La joaillerie s’impose comme pôle de croissance majeur pour Richemont en 2024/2025. Les maisons Cartier, Van Cleef & Arpels et Buccellati génèrent à elles-seules 14,24 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 12 % à taux constants (+6 % en réel). Leur rentabilité opérationnelle atteint 33,1 %, positionnant ce segment comme référence mondiale.

Horlogerie : adaptation et mutation du secteur

La division horlogère spécialisée de Richemont pâtit de la conjoncture. Si les ventes fléchissent de 3 % en réel, elles progressent toutefois de 2 % à taux constants et s’établissent à 3,78 milliards d’euros. Mais la marge opérationnelle recule, à 15,2 %. Ce secteur, plus exposé aux cycles et à la concurrence, initie un mouvement de rationalisation et d’innovation produit.

Mode et accessoires : Chloé et Montblanc en retrait

Les « Autres activités », principalement mode et accessoires avec Chloé et Montblanc, voient leurs ventes baisser de 9 % (réel), pour atteindre 2,59 milliards d’euros, et enregistrent une perte opérationnelle. Ce repli alimente une réflexion stratégique sur la place et la repositionnement de ces maisons dans le groupe.

Dividende et gouvernance : signaux de confiance auprès des investisseurs

Le conseil d’administration propose un dividende ordinaire revalorisé à 2,75 francs suisses par action. Ce choix veut témoigner de la solidité financière du groupe, même en phase de normalisation sectorielle.

Nicolas Bos, dirigeant de Van Cleef & Arpels, prendra la tête de Richemont au 1er juin 2024, succédant à Johann Rupert. Ce passage de témoin vise à renforcer l’intégration, l’innovation et la montée en gamme des marques joaillières du groupe.

Joaillerie, luxe et perspectives 2025 : enjeux, risques et axes stratégiques

Pour Richemont, la normalisation post-pandémie du marché du luxe s’accompagne de défis : ralentissement structurel en Chine, pressions inflationnistes, tensions géopolitiques. Le groupe adapte sa stratégie sans céder à la précipitation : il investit dans ses marques phares et poursuit la montée en gamme de l’expérience retail.

Vision et stratégie long terme dans la joaillerie et l’horlogerie

Face à ces incertitudes, Richemont mise sur l’attractivité de ses icônes, des modèles forts portés par l’identité Cartier et Van Cleef & Arpels. La gestion prudente et la concentration des investissements sur ces actifs stratégiques structurent la feuille de route du nouveau directeur général.

Les professionnels français surveillent de près la répartition croissante des ventes en boutique, qui accentue la personnalisation et l’identification client, tout en renforçant la notoriété des maisons sur leur marché domestique et à l’international.

La direction explique que « la désirabilité de nos marques soutient notre croissance et justifie les investissements continus dans notre réseau et notre offre ».

Ce positionnement prudent permet à Richemont d’afficher une résilience remarquable comparée à d’autres acteurs du luxe, tout en restant attentif à l’évolution rapide des besoins clients et des marchés mondiaux.

Richemont affiche une croissance solide grâce à sa joaillerie de luxe

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