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Cinq montres joaillières de luxe aux boîtiers en or sertis de diamants et de pierres de couleur, disposées sur un écrin sombre dans une ambiance de salon horloger en 2026.

Les 5 montres joaillères les plus artistiques de 2026 selon la rédaction

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En 2026, l’horlogerie joaillière ne se contente plus d’indiquer l’heure. Elle cherche l’émotion, l’éclat et le geste juste. La rédaction d’infoBijoux a passé en revue les nouveautés dévoilées au salon Watches and Wonders pour retenir cinq créations qui incarnent le mieux cette rencontre entre la mécanique de haute précision et les métiers d’art les plus exigeants. Ces montres, qui tiennent autant de la sculpture que du garde-temps, racontent chacune une histoire singulière, où l’or, les pierres précieuses et un savoir-faire ancestral servent une esthétique très contemporaine.


1. Van Cleef & Arpels, Ludo Secret Watch : le ruban précieux

Présentée comme une pièce de discrétion luxueuse, la montre Ludo Secret de Van Cleef & Arpels s’inspire des lignes nettes de la haute couture. Son nom reprend celui du bracelet Ludo, imaginé par la Maison en 1934 et apprécié pour sa silhouette de ceinture nouée. La prouesse de ce garde-temps tient à son maillage en or 18 carats, dont la souplesse remarquable rappelle le tombé d’un ruban de soie et donne au poignet une vraie sensation de fluidité.

Montre Ludo Secret de Van Cleef & Arpels portée au poignet, bracelet en or 18 carats souple façon ruban de soie avec motif central serti de diamants dissimulant le cadran.
Le bracelet Ludo Secret épouse le poignet comme un ruban précieux, cachant discrètement son cadran de nacre derrière un pavage de diamants.

La montre s’inscrit dans la tradition des « montres à secret », où la fonction horlogère passe derrière la parure. Le cadran en nacre guillochée ne se révèle qu’après une pression latérale sur les pétales sertis qui composent le motif central. Le sertissage exigeant mobilise 185 diamants représentant un total de 5,08 carats. Le boîtier, décliné en or rose ou jaune, affiche des dimensions de 24,9 sur 49,1 mm pour une épaisseur contenue de 10,7 mm, abritant un mouvement à quartz suisse. Vendu aux alentours de 154 000 euros, ce bijou horloger montre comment Van Cleef & Arpels transforme une monture patrimoniale en objet très actuel.

Nous avons voulu un bracelet qui épouse le poignet comme un tissu, tout en cachant un secret que seule celle qui le porte connaît.
Explication recueillie par la rédaction auprès des ateliers de la place Vendôme.

2. Myst de Cartier : le talisman architecturé

Cartier a dévoilé la Myst, une montre manchette qui brouille la frontière entre joaillerie sculpturale et horlogerie. Son design radical repose sur une structure sans fermoir, enfilable grâce à un système élastique. Conçue comme un talisman, elle évoque l’audace créative des années 1930, dans l’esprit de Jeanne Toussaint, la directrice artistique qui a imposé le goût du volume et des contrastes chromatiques forts.

La montre se présente comme une succession de modules précieux où alternent d’épaisses lignes de laque noire et un pavage généreux de diamants. La version en or jaune nécessite 112 heures de sertissage manuel pour fixer ses 634 diamants taille brillant, tandis que sa déclinaison en or blanc, entièrement sertie, en compte 986 diamants. Chaque trait de laque, appliqué à la Maison des Métiers d’Art, réclame à lui seul 30 heures de travail pour obtenir une profondeur de noir absolu. Le cadran carré se fond dans la géométrie du bracelet, rappelant ici que la lecture du temps passe au second plan. Un travail d’orfèvre de plus de 142 heures pour une pièce qui se porte comme une armure de lumière.

3. Chopard, L’Heure du Diamant (version onyx 2026) : la mécanique sublimée

Chopard affiche ici une position claire : la haute horlogerie mécanique a toute sa place dans l’univers des montres féminines. La collection L’Heure du Diamant, dans sa version à cadran en onyx noir, est un manifeste de cette idée. Le calibre automatique 09.01-C, développé en interne, anime cette pièce et délivre une confortable réserve de marche de 42 heures, visible à travers le fond saphir.

Le boîtier en or blanc éthique 18 carats, certifié « Fairmined », adopte une forme coussin de 30,5 mm qui rappelle l’insouciance stylistique des sixties. Le cadran en onyx, pierre ornementale aux nuances profondes, met en valeur des aiguilles elles-mêmes serties de diamants. La lunette bénéficie d’une technique de sertissage « couronne », mise au point par Karl Scheufele III, dont les griffes en V captent mieux la lumière dans chaque diamant et renforcent leur éclat. Avec ses 4,40 carats de pierres, cette montre associe une production rigoureuse à une esthétique de petite robe noire horlogère. Son prix s’établit autour de 98 000 euros pour les versions à complications.

4. Piaget, montre manchette Sixtie High Jewellery : le chic de la jet-set

Piaget retrouve l’esprit de la « Piaget Society », ce cercle d’artistes et d’esthètes qui, dans les années 1960 et 1970, a fait de la montre-bijou un accessoire de la jet-set internationale. La Sixtie High Jewellery Cuff Watch se présente comme une manchette trapézoïdale en or rose 18 carats, entièrement gravée à la main selon la technique du « Décor Palace ». Ce savoir-faire donne à l’or une texture irrégulière et soyeuse, qui accroche la lumière sans jamais produire un éclat uniforme.

Cette création se distingue par son cadran asymétrique taillé dans une opale noire aux reflets irisés allant du bleu profond au vert électrique. Malgré sa présence forte au poignet, le boîtier reste remarquablement fin, avec 6,7 mm d’épaisseur, signe du savoir-faire de la manufacture en matière d’ultra-plat. Animée par un mouvement à quartz haute performance Piaget 355P, la Sixtie dépasse le simple rôle de garde-temps. La lecture de l’heure passe au second plan, derrière le jeu des matières et des volumes.

Dans les années 60, nous avons compris que la montre devait être un bijou d’émotion avant d’être un instrument.
Confie un historien de la marque à propos de cet héritage stylistique.

5. Chanel, Première Coco Game : l’échiquier ensorcelé

Chanel va au-delà de l’horlogerie traditionnelle avec sa capsule Coco Game, un univers où la montre, le bijou et le jeu se rencontrent. La pièce maîtresse est une figurine de jeu d’échecs représentant Mademoiselle Chanel en Reine, en or blanc 18 carats, qui dissimule en son cœur un modèle Première. Cette création met en avant une technique brevetée par la marque : le « Tweed Setting », un sertissage qui imite le tissage du tweed en alternant l’orientation des grains de métal pour créer un motif textile en trois dimensions.

Figurine de reine d’échecs Chanel Première Coco Game en or blanc serti de diamants posée sur un échiquier de marbre, laissant deviner la montre Première cachée en son cœur.
Avec la Première Coco Game, Chanel transforme l’échiquier en écrin joaillier où la lecture de l’heure se mêle au jeu et au conte poétique.

La figurine est parée de 461 diamants, exigeant environ 100 heures de travail. La montre se porte de plusieurs façons : en pendentif suspendu à une chaîne en obsidienne et perles, en sautoir, ou placée en pièce centrale d’un plateau de jeu en marbre, entourée de pions représentant les codes iconiques de Chanel. Le Studio de Création Horlogère de la place Vendôme a consacré plus de 1 200 heures de recherche au traitement de la céramique et des pierres pour donner vie à cet échiquier de luxe. Limitée à 55 pièces, cette édition Coco Game assume son côté de conte artisanal. Ici, l’heure ne se lit plus, elle se vit.

Cinq montres joaillières de luxe aux boîtiers en or sertis de diamants et de pierres de couleur, disposées sur un écrin sombre dans une ambiance de salon horloger en 2026.

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